Par Marc Pacanowski - Alors que le débat sur le recul de l’âge de la retraite fait rage dans bon nombre de pays européens, j’en ai profité pour jeter un œil aux statistiques du travail à travers le monde, et plus particulièrement, sur la donnée du temps de travail. Les chiffres avancés ici sont ceux de 2006, les derniers connus de Statistique Canada. Et j’ai été surpris de constater que le Québec est la province canadienne où la durée hebdomadaire est la plus courte : 35,5 heures (soit 1 775 heures annuelles) contre 38,3 (1 915 par an) en Alberta. Au niveau national, on enregistre une moyenne de 36,5 heures, soit 1 825 heures annuelles. En trente ans, la durée moyenne hebdomadaire a baissé de 2,3 heures. Dans le même temps, la proportion de la population travaillant à temps partiel est passée de 13 à 19%.
A titre de comparaison, les Américains travaillent 1 785 heures, proches des Japonais (1 784) et Espagnols (1 775), suivis par les Britanniques (1 607), Suédois (1 601), Italiens (1 566), Français (1 559), Allemands (1 432) et Néerlandais (1 413); ce dernier pays ayant une très forte proportion de temps partiels, notamment chez les femmes (près de 60%). Exception notoire, les Coréens du Sud, travaillant 2 165 heures par année. Il faut dire que l’emploi salarié n’y représente que 68% de la population, et on sait que les employés tertiaires travaillent plus longtemps.
Enfin, pour être juste, il faut pondérer ces chiffres avec d’autres critères, comme le salaire ou les jours de congé, dont les statistiques montrent des disparités importantes. Ce sera l’occasion d’un prochain billet.
hello, qui a dit que les québécois étaient les plus grands travailleurs ???
surprise moi aussi de voir que les québécois sont les canadiens rtavaillant le moins…. et les Albertains le plus…
Je voudrais savoir si ces données tiennent compte du travail à temps partiel, fréquent chez ceux qui ont perdu un emploi et chez les femmes qui réintègrent le marché après plusieurs années d’absence. Il serait intéressant de voir les chiffres du travail à temps plein et du travail à temps partiel séparément.Ces données sont-elles récentes et est-il possible de les comparer avec les données qui ont précédé les nombreuses pertes d’emploi subies par le Québec depuis les 15 dernières années, en grande partie à cause de la surchauffe économique entraînée par la hausse du dollar canadien. Dans la région de la Mauricie, les pertes d’emplois liés aux papetières et au bois d’oeuvre ne se comptent plus. Il en va de même pour de nombreux emplois manufacturiers qui sont disparus depuis longtemps et qui n’ont été remplacés que par des emplois à temps partiel dans les services ou pire, par l’aide sociale. C’est bien beau de s’autoflageller en se traitant!
de paresseux, mais honnêtement, je ne vois pas beaucoup de gens qui le font exprès. La plupart des gens seraient d’accord pour faire plus d’heures si l’impôt n’arrachait pas tout le surplus de gain. Les gens travaillent plus quand ils récoltent plus, cela va de soit de travailler moins quand ça ne vaut plus la peine… Qui ferait le contraire, même dans d’autres provinces ? Soyons honnêtes envers nous-mêmes et admettons au moins que si ça valait le coup au niveau salarial, nous travaillerions tous plus. On n’appelle pas cela de la paresse, mais bien un simple fait comptable.
D’accord avec Jean pierre et Suzanne, avez vous bien lu le paragraphe?
Je ne suis pas surpris et je suis même surpris d’apprendre que l’on travaille plus que tous ces pays.
Je pense que chaque personne à c’est propre limite.
On ne peux pas demander à tout le monde de travailler 40/50 heures semaines pendant toute une vie.
Ça conduit tout droit vers le burn out, je le sais parce que je l’ai vécu.
J’aie été sous-contractante en soutien administratif pendant 15 ans. Je me sentais comme une poule pas de tête….
Maintenant je retourne aux études avec une spécialisation et j’espère travailler à la maison.
A mon RYTHME à moi…. pas pour enrichir l’employeur avec un salaire de misère… et des conditions de travail précaire…
A bon entendeur….
Bonjour,
35 heures hebdomadaire, c’est vite dit. Selon moi, les heures passées au travail devraient inclure les heures du voyage vers et au retour du travail. On oublie aussi de calculer l,heure du lunch qui n’est jamais contabilisée par les statistiques parceque non payée. Ainsi, un employé qui fait 2 heures de route par jour ferait facilement 50 heures hebdomadaire. Qui dit mieux?
Moi, ce qui me fascine dans ces statistiques, c’est plutôt l’efficacité du travail. Des pays comme l’Allemagne ou les Pays-bas travaillent moins d’heures que nous mais réussissent à dégager autant sinon plus de richesse que les Canadiens. Une part importante de la richesse collective au Canada (et de son niveau de vie) provient malheureusement de l’exploitation non durable des ressources naturelles (qu’elles soient minières ou liées à l’industrie du bois).
c est drole de la facon dont on interprettent les chses,,je travail a contrat 70 hrs/sem,30jour,42quand je vais en afrique,,et chaque fois que je pointe au chomage,histoire de faire rouler ma demande,le fonctionaire qui recois ma demande me dis que je suis feneant,lui qui travail exactement 2 fois moin d heure que mois,,c es drole hein,,,
En tant que Québecoise, je dirais que nous sommes un peuple extrêmement travaillant. Ce qui fait une différence avec le sud, nous devons travailler dans des conditions extrêmens. Si on parle de climat, dont nous devons affronter et se battre, ça signifie plus de planification, plus de temps pour se rendre au travail, partir plus tôt pour aller porter les enfants en garderie ect…Le temps investi pour contrer à tous ces désagréments n’est pas comptabilisé mais il a une valeur qui malheureusement est souvent oublié. Il ne faut surtout pas oublier que ça coûte très cher de vivre au Québec et pensons aux gens qui doivent travailler au salaire minimum et même un peu plus, les pneus de voiture que l’on doit acheter aux saisons, les distances sont grandes…le territoire est grand, il existe des régions en dehors des grands centres et les gens doivent se déplacer sur de long parcours. Je trouve que l’on n’est pas très sérieux dans les statistiques…
D’accord avec tous ces commentaires, je suis ravi de voir autant de mises en sujet, oui les québécois sont travaillants…..
Travailler pour vivre ou vivre pour travailler ?
hélas oui c’est souvent vivre pour travailler plutôt que l’inverse. changeons de mentalité.
Je ne pense pas que les statistiques ci-haut énoncées signifie que les québécois sont « paresseux »…
La moitié des gens que je connais travaillent de 40 a 45 heures par semaine, un quart de mes connaissances ont des semaines de 32 à 35 heures, et le dernier quart sont des étudiants qui travaillent autant d’heures que leur employeur leur en offre durant l’été et de 10 à 25 heures durant leurs sessions.
Les heures travaillées par les étudiants et les autres travailleurs à temps partiel change beaucoup. Certaines semaines, je fais 20 heures, d’autres, 45. Pour une moyenne d’environ 37 heures par semaine. ce n’est ni par désir ni par paresse, c’est simplement que mon employeur tente de répartir de son mieux les heures que le bureau-chef lui accorde, et que le bureau-chef accorde les heures en fonction des ventes prévues.
Pour en revenir au sujet principal, M. Pacanowski souligne que la baisse est d’un peu plus de deux heures en trente ans. Y avait-il autant de travailleurs à temps partiel, à cette époque? La semaine de quatre jours était-elle offerte aux parents? les étudiants étaient-ils aussi présents sur le marché de l’emploi? Les agricuteurs et autres travailleurs du secteur tertiaire n’étaient-ils pas plus nombreux pour faire monter la moyenne? Les heures bénévolement données à leurs employeurs par certains employés zélés pour finir un projet, clore un dossier ou réunir les éléments nécessaires à la réunion du lendemain ne sont certes pas comptées. Pas plus que les heures en dents de scies de plusieurs travailleurs autonomes dont le Québec regorge.
De nombreux facteurs socio-économiques sont à envisager avant de dire que les Québécois sont paresseux. de même que de nombreux autres facteurs tels que le nombre de travailleurs actifs doit être évalué pour établir la productivité relative d’un pays. Le fait qu’un pays dont la population nous est d’au mois dix fois supérieure en nombre a une production supérieure à la notre ne devrait pas nous étonner, et il ne faudrait pas non plus y voir une preuve que nos heures de travail produisent mois que les leurs, mais donnez 12 heures à 10 personnes et 11 heures à 12 personnes, 120 heures totales produira mois que 132 heures totales, pour un peu qu’il y ait communication!
C’est évidemt que nous ne sommes pas paresseux, qui a dit cela. Je ne lis pas cela dans cet article, loin de la. Les facteurs socio économiques sont primordiaux effectivement. je pense que le journaliste faisait juste un état des lieux et non une analyse fine. a nous de nous la fiare. j’aime quand les journalistes nous laissent penser, et ne nous forcent pas à penser ce qu’ils ont envie qu’on pense de tel ou tel sujet. merci en tout cas de mettre en route la réflexion et le dialogue.