À l’attaque, recherche d’emploi en catimini

Par Workopolis

catiminiPar Tracy Nesdoly*
C’est fatal. L’employé qui s’habille soudainement un peu mieux, qui a des rendez-vous répétés chez le docteur suivis de ceux chez le dentiste, ou que les enfants sont malades ou encore qui envoie un message du type « je travaille de la maison aujourd’hui » … ça ne trompe personne.
Puis, il y a un indice de taille : un profil récemment mis à jour sur les sites Web que votre patron peut consulter – ici même, sur LinkedIn, Facebook et d’autres.

Alors, comment chercher un nouvel emploi sans causer du tort à celui que vous occupez en ce moment? Voici quelques règles d’or qu’il serait bon de vous rappeler : 

  1. Ils ne peuvent pas vous arrêter. Ce n’est pas illégal de chercher un travail, tout comme il n’est pas illégal de mettre à jour votre curriculum vitae ou vos profils. En réalité, c’est faire une bonne gestion de sa carrière. Donc, respirez par le nez chers petits chercheurs sournois, vous n’avez rien fait de mal. 
  2. Faites vos rencontres avant ou après le travail, ou alors durant le lunch. Minimisez vos absences. La plupart des employeurs potentiels, ainsi que les recruteurs, savent que vous avez du travail à faire, c’est la raison pour laquelle ils désirent vous rencontrer.
  3. Aucun vol dans l’entreprise. Les recherches requises pour trouver un nouvel emploi ou pour mieux connaître une entreprise potentielle prennent du temps et de l’énergie. Utilisez votre propre temps. Bien qu’il ne soit pas illégal de chercher un emploi, cela peut être un motif suffisant pour être renvoyé si vous avez utilisé l’ordinateur et le temps de votre employeur pour faire vos démarches. Dans un récent sondage sur la page d’accueil de Workopolis, 55% de nos utilisateurs ont indiqué qu’ils effectuaient une recherche d’emploi alors qu’ils étaient au travail.
  4. Ayez votre réponse toute faite sous la main. Soyez prêt si votre patron vous demande à brûle-pourpoint « Es-tu à la recherche d’un nouveau job? » – ne risquez pas d’être attrapé sur le fait. Dites la vérité, pas nécessairement toute la vérité, mais ayez une réponse du genre « J’aime les défis que j’ai à relever ici » ou « Nous avons une bonne équipe » -  ça ne dit ni oui ni non, mais ça sonne vrai.  De même, en toute équité, vous aurez déjà esquissé vos préoccupations et vos ambitions lors de la revue annuelle sur votre performance, de sorte que votre patron ait une petite idée si oui ou non il répond à vos attentes.
  5. Si vous décidez de partir, partez. Votre employeur actuel peut tenter de vous faire renoncer de partir. Être aimé c’est génial et le changement fait peur, peu importe combien on vous offre dans votre nouvel emploi. Mais si vous restez, sachez que cela ne fonctionne que rarement plus de six mois environ – ils savent que vous avez regardé ailleurs, et franchement, vous étiez prêt à partir et vos raisons ne sont pas disparues même si vous avez plus d’argent ou plus de vacances. En plus, c’est mauvais pour votre karma d’accepter l’offre d’une autre entreprise puis ensuite d’y renoncer. Sans compter que cela peut avoir un impact sur votre réputation. Alors partez. Soyez poli, ne coupez aucun pont et si votre nouvel emploi ne fonctionne pas, vous pourrez toujours avoir cette conversation plus tard.

Racontez-nous votre histoire. Recherchez-vous un emploi pendant vos heures au travail? Quels sont les signes avant-coureurs que vous avez vus chez un collègue pas trop subtile? L’aviez-vous vu venir?

Traduction libre. Texte paru dans l’édition anglaise du blogue de Workopolis

6 commentaires sur “À l’attaque, recherche d’emploi en catimini”

 
  1. Pier Luc dit :

    La réponse numéro 4 ressemble énormément aux genres de choses que je dis quand je ne veux pas me compromettre. Ça marche pas super bien… la réponse de l’employeur sera: « Tu ferais un bon politicien. ». Ce que j’interprète comme: « Je suis certain que tu me cache quelque chose. ». Au moins, ça flatte le bosse dans le sens du poil ce qui n’est pas mauvais si nôtre entrevue est infructueuse.

  2. KyroV dit :

    Salut, moi je ne cherchais pas un autre emploi, je prévoyais quitter mon emploi et partir en voyage. C’est sûr que j’ai fait quelques recherches pendant les heures de travail… Quand on m’a demandé mes intentions, je leur ai répondu que j’aime l’ambiance, j’aime mon travail mais je ne passerai pas toute ma vie ici. Je suis jeune et je veux découvrir le monde.
    Quand est venu le temps de slacker des employer dû à un manque d’emploi, je me suis offert en sachant que je partais dans quelques semaines. La nouvelle a été apprécié et j’ai toujours la possibilité d’y retourner après le voyage.
    ëtre honnête c’est bien plus payant.

  3. Ninon Côté dit :

    Bonjour, je suis en recherche d’emploi à vrai dire en réorientation de carrière. J’ai lu votre article et il va de soi que le RESPECT envers son employeur est de mise. Dans mon cas, cela fait 18 ans que j’occupe le même poste à la même entreprise. Chaque individu est libre je crois de vouloir vivre autre chose, d’avoir ses défis, de sortir de sa zone de confort et de rester malgré le fait que notre petite voix nous dit de quitter n’est pas la bonne chose à faire. C’est sûr dans mon cas que l’on va essayer de m’ »amadouer » à rester mais rien de plus vrai que de dire que l’argent et les collègues ne sont pas suffisants pour nous convaincre. Dans mon cas, je prends mes rendez-vous en dehors des heures de même que j’évite mes recherches au travail. Toutefois, je crois que notre attitude plus détachée vis à vis cette transition fait en sorte que le patron peut se questionner. Je me suis toujours dit que s’il me pose la question c’est que je dois être honn!
    ête en étant évasive et dire que j’ai des projets en tête. Ne pas se sentir coupable est la clef car nous sommes seuls responsables de notre bonheur et le travail occupe un très grande place dans nos vies.

  4. Alain Boulet dit :

    Recherche d’emploi en catimini. A-t-on vraiment le choix?, avec les politiques de gestion des ressources humaines du prêt-à-jeter. Organises-toi ou tu te feras organiser: quand on n’aura plus besoin de toi et que tu ne factureras pas assez on te jetera, alors!

  5. lionel dit :

    exact Mr Boulet! on le sait tous, en entreprise on nous fait des remarques lorsque ca ne va pas et on dit rien car on considère q c normal lorskon s defonce. alors ma réponse est q c nous ki feson notre carriere, pas l’entreprise on en donne bocou + toujour, alors sil faut ameliorer notre situation nésiton pa car eux ne lesineron pa (pour la sainte croissance des benefs). moi il mest arrivé de chercher un emploi au travail, pa q c agréable, mais on me paie pa cher, on me force a travailler presque 2 postes, alors très fatigué le soir arrivé en + j travaille a longueil pendan q jabit montreal. + des 2 cotes on sait q j sui surkalifié alors, franchement je marrange pendan mes heure libre pour rencontrer d’otres. mai il arrive q pendan mes h de travail. Simple: les intervieweurs n sont pa toujour dispo apres 4h, et pa tous les jour de la semaine. Alors on s’accomode du système q les entreprises on el mem imprimé et basta!

  6. LC dit :

    Recherche d’emploi en catimini… Oui c’est mal… Se faire renvoyer en catimini en étant le dernier à le savoir, sous un faux prétexte et en se faisant dire des horreurs dans le bureau des Ressources humaines, le même qui parlait de la force de l’esprit d’entreprise et la solidarité de l’équipe, c’est sans doute pire.

    Autant chercher avant d’être renvoyé, et effectivement les autres employeurs ne sont souvent disponibles que pendant les heures de bureau.

 

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