En juin, les gouvernements québécois et français signaient des ententes pour faciliter la migration des travailleurs de nos deux pays. Une telle entente existe déjà pour les ingénieurs et pourrait inclure plus d’une centaine de métiers d’ici la fin de l’année prochaine. C’est l’objectif du gouvernement québécois. Voir l’article précédent sur le sujet.
Mais ça ne veut pas dire que la reconnaissance de ses études et son expérience de travail sera immédiate, même quand on vient de la France. Ou alors qu’on émigre là-bas. D’ailleurs, l’entente paraphée entre la France et le Québec pour les infirmières, par exemple, ne concerne qu’une minorité d’entre elles. Celles qui possèdent un diplôme universitaire, car cette formation est obligatoire dans l’hexagone.
D’autres métiers sont concernés comme mécanicien, boucher, plâtrier, soudeur, plombier (voir article sur http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2010/06/03/001-enetente-metiers-france.shtml). L’objectif de ces ententes est d’attirer des Français au Québec, car il y a une pénurie pour ces métiers. Cela n’aura pas l’effet contraire ? C’est-à-dire engendrer une émigration vers la France. Le gouvernement ne le pense pas.
Il semble que le taux de chômage plus élevé en France (9,5 %) qu’au Québec (8 % en mai 2010) favorise la belle Province.
Voici quelques métiers pour lesquels les ententes sont entrées en vigueur en 2010 : briqueteurs-maçons, carreleurs, charpentiers-menuisiers, couvreurs, mécaniciens de machines fixes, mécaniciens de remontées mécaniques, opérateurs d’équipements lourds, opérateurs de pelles mécaniques, peintres, poseurs de revêtements souples, serruriers de bâtiments ; pour les professions : assistants de travail social. Consultez le site du Consultat général de France à Québec (http://www.consulfrance-quebec.org/spip.php?article14910). D’autres ententes ont eu lieu depuis 2008 et seront en cours d’ici les prochains mois.